Association Vie Comblée

Association Vie Comblée

Jean-Louis JAYET nous raconte....


Jean-Louis JAYET
nous raconte...

"Son ami Papy DJO..."

"La Parole et les Actes"


1

"Près du but sans le savoir"


« J'ai entendu une histoire surprenante. Je te la fais courte », me dit Papy DJO. « Un homme marchait sur une montagne en pleine nuit. Tout à coup son pied dérape et il glisse dans une espèce de crevasse. Il tombe, il tombe, et finit par s’accrocher à une racine qui arrête sa chute. L'homme se cramponne à cette racine et demande à Dieu de lui venir en secours. Une voix lui répond « Lâche la racine ! » L'homme ne veut écouter cette voix. Il prie une seconde fois, même voix, même message. Il essaye une troisième fois. Toujours la même réponse. Il décide alors de continuer à s’accrocher à sa racine, et d'attendre le lever du jour. Et quand le jour paraît, il se rend compte que ses pieds sont à 20 centimètres du sol. »


2

"Un ange passe"


Je me trouvais au Québec, à Montréal, pour une mission d’évangélisation.

La réunion se termine, je rentre à l'hôtel.
Le restaurant est fermé.

Je me renseigne, et l’on me dit que les employés sont en grève.

Je demande où je peux trouver un restaurant dans le quartier. On m’en indique un à quelques centaines de mètres de l’hôtel et je sors.

Il est 23h, le quartier est lugubre, sombre, des jeunes sont assis sur le capot d'une grosse bagnole et fument des pétards. J'avance sur une petite allée, ne regardant ni à gauche, ni à droite, quand je vois un homme, la mise louche, les yeux cachés sous la visière de sa casquette, les bras ballants arriver droit sur moi. Je n’en menais pas large. Arrivé sur moi, il s'écarte et me dit, sans me regarder : « Jésus vous aime ». Stupéfait, je me retourne et je le vois continuer son chemin comme si de rien n'était.

Les Anges se déguisent parfois. En tous cas, s'il n'en était pas un, il lui ressemblait drôlement.


3

"Les bonnes ondes"


Vers la fin des années 70, je diffusais des émissions de radio, notamment sur RTL et Europe 1, et dans plusieurs autres pays de la planète. Un jour, j'ai tenté une expérience, à savoir prier pour les malades à la radio, en leur demandant de poser un acte de foi. Je disais, à la fin de l'émission : « Chers amis, si nous étions ensemble, dans une même pièce, je vous imposerai les mains au nom de Jésus afin que vous soyez guéris. Comme ce n'est pas le cas aujourd'hui, nous allons faire quelque chose de particulier. Au moment où vous entendrez le début de ma prière, posez une main sur la partie de votre corps qui vous fait souffrir, et ceci jusqu'à la fin de ma requête. Croyez-en la puissante restauration de Jésus. »
À la suite de cette série de programmes, nous avons reçu, par courrier, de nombreuses confirmations de guérison.

Un vendredi soir, vers 19h, j'étais dans mon bureau quand ma secrétaire, passe la tête par l’ouverture de la porte pour me dire : « Une dame veut vous voir maintenant, elle est assise dans la salle du bas ! » Je lui ai répondu : « C’est trop tard, qu’elle revienne lundi. »
Ma secrétaire insiste : « Cette dame vient de faire 600 Kms en taxi et retourne sitôt qu'elle vous aura parlé, ne serait-ce que 10 minutes »

« Dans ce cas là, demandez-lui de monter ! »

Elle arrive dans mon bureau, emmitouflée dans un manteau beige, son petit sac sur le bras, avec un sourire aimable : « C'est bien vous le monsieur qui prie pour les malades à la radio ! » me demande-t-elle, avant de s'asseoir. Je me présente et elle commence à raconter :
« Il était tard et je repassais du linge dans ma cuisine. J'étais totalement sourde de l'oreille gauche. J'écoutais votre émission, comme à chaque fois, et quand vous avez demandé de toucher la partie malade de mon corps, j'ai posé mécaniquement ma main gauche sur mon oreille gauche et, j'ai continué à repasser tant bien que mal. À la fin de l’émission, je suis allée me coucher. Le lendemain matin, mon oreille était guérie et je pouvais entendre normalement. »

Après m’avoir remercié, elle est repartie avec le taxi qui attendait devant la porte.....pour retourner chez elle, à 600 Kms.


4

"Il sait ce dont on a besoin"


Hier, j'ai rencontré mon ami Papy DJO. Il m'a raconté comment la providence lui avait fait un clin d'œil, il y a quelque temps :
Il était 18h. Je prenais le train à Paris un dimanche soir, pour rentrer chez moi, et montais dans le wagon. Bien installé, je sors mon petit carnet sur lequel j’inscris les noms de ceux pour qui j'ai à cœur de prier et aussi de ceux qui me demandent d’intercéder pour un besoin particulier. C'est alors qu'il me semble entendre une voix (que je connais bien) : « C'est bien de prier pour les autres, mais tu ne demandes rien pour toi ! » Je me sens interpellé par le Seigneur et je réponds « Mais... mais je n'ai besoin de rien, Seigneur. Je suis heureux, et nous ne manquons de rien à la maison. Et je cite un proverbe de Salomon : Celui qui a le contentement dans son cœur est toujours en fête ... proverbes 15:15 ». Cependant, je réfléchis et me demande : pourquoi ne pas solliciter, disons, du superflu pour une fois ? J'ouvre à nouveau mon carnet, et j’inscris dans une rubrique : Prières spéciales - Je veux une nouvelle voiture neuve. Nous avions à l'époque une petite Peugeot, fatiguée certes, mais qui suffisait largement pour nos petits déplacements.
Nous habitions dans une petite ville et ce véhicule nous servait essentiellement pour aller faire les courses.

Deux jours plus tard, en faisant ma promenade quotidienne dans les parcs, près de chez nous, vers 18h, c’est à ce moment-là que le miracle s’est produit. Je marchais le long de la rivière quand tout-à-coup mon téléphone portable se mit à sonner : « Papy DJO, me dit une voix, je vais te poser deux questions et tu dois me répondre par oui pour chacune. « Qu'est que c'est que cette histoire, me dis-je, en aparté. » Bon, je décide de jouer le jeu : « Première question, reprend la voix : Est-ce que tu veux une voiture neuve gratuitement ? » Je bredouille, « Oui, pourquoi pas, ouais ! » Je ne me souvenais pas de la prière faite, 48h auparavant, heure pour heure. Deuxième question : « Est-ce que tu veux en prendre livraison ce samedi ? » « Pourquoi pas ! » Je ne réalisais pas ce qui m’arrivait.

Le samedi, on me livrait la voiture. Une belle voiture neuve, toutes options.

Depuis, nous nous sommes aperçus qu'on avait besoin de ce nouveau véhicule pour voyager, et aller à la rencontre des gens. Le Seigneur connaît à l’avance quels sont nos besoins.



5

"Les clés sont toujours là"


Papy DJO me tends une feuille de papier

« Tiens, me dit-il, j'ai lu ce matin une histoire pleine de sens dans un bouquin. Ça pourrait t’intéresser. »

« Merci. »

Il s'agit de Mulah Nasrudin.
Dans la tradition orientale, on rapporte nombre d'anecdotes sur cette figure d'imbécile-sage qu’est Nasrudin.

Mulah Nasrudin cherche quelque chose, à quatre pattes, non loin d'un lampadaire. La nuit est tombée. Son ami arrive et voit Mulah dans cette posture. « Que cherches-tu donc ? » lui demande-t-il. « Je cherche la clé de ma maison » lui répond Nasrudin. Son ami lui offre son aide, et tous les deux se retrouvent à quatre pattes. Durant des heures, ils cherchent, cherchent, sans résultat. L'ami finit par dire à Nasrudin : « Mulah, nous avons regardé partout sans pour autant trouver tes clés. Es-tu sûr de les avoir laissées tomber à cet endroit ? » Le Mulah répond : « Oh, non, je les ai perdues là-bas, tout là-bas ! » En montrant du doigt un endroit sombre. À ces mots, l'ami s'exclame : « Mais alors, pourquoi les chercher ici, et non là-bas ? » « Parce qu’ici, près de ce lampadaire, il fait plus clair.»

Quand j'ai fini de lire le papier, Papy DJO me demande :

« Que penses-tu de cette mésaventure ? »

« On retrouve Dieu là où on l’a laissé et non pas où l’on aimerait qu’il soit.»



6

"Le réveil ?"


Un jour, j'ai demandé à Papy DJO ce que représentait le réveil pour lui :

« Le réveil, c'est quand tu arrêtes de dormir. »

« Oui, mais je parlais du réveil spirituel ? »

« C'est la même chose ! »

7

"Alors, les affaires marchent ?"

Voici une autre histoire que m’a raconté mon vieil ami, Papy Djo.
Dans le quartier des affaires d’une grande ville, se trouvait une baraque a frites tenue par un homme, dont ce qui va suivre, est porteur d’espoir, pour beaucoup d’entre nous.
Un jour, un client vient acheter de quoi manger et se met a parler avec l’homme en question, pendant que ce dernier prépare la commande.
- Alors, ca marche les affaires ? lui demande-il.
- Bof, ce n’est pas la folie. Tout le monde se plaint dans le quartier. On sent que l’argent c’est plus ce que c’était. Si ca continue je vais fermer boutique. Ce n’est pas avec 200 euros par semaine que je vais pouvoir continuer longtemps. Avec une femme et trois enfants, vous comprenez ! Et en plus je peux difficilement payer mes factures.
- 200 euros par semaine ? s’exclame le client, ce n’est pas beaucoup effectivement.
- Et en plus, reprend le commerçant, je ne sais pas faire grand-chose, a part des sandwichs et des frites. Les bureaux, ici, c’est la croix et la bannière pour attirer le client. Les femmes font du régime et les hommes préfèrent aller au bistro du coin pour manger un jambon-beurre et boire une bière. Les temps ont changé mon bon Monsieur !
- Mon ami, êtes-vous chrétien ?
- Oui, je vais à l’église tous les dimanches. Pourquoi ?
- Si vous êtes croyant, je connais un moyen infaillible, pour augmenter vos revenus. Venez avec moi dans mon église, dimanche matin, mon Pasteur vous expliquera la procédure à suivre. C’est simple et efficace.

Ce jour-là, l’homme arrive au Temple, accompagné de sa femme et de ses enfants. Le Pasteur prend le temps de lui expliquer, bible en main, que pour prospérer, quelque soit la situation, Il faut d’abord donner, et avec joie, la dîme de tous ses biens au Seigneur. L’Homme ne sait pas tout de suite de quoi il s’agit, et on lui explique que donner sa dîme c’est prélever 10% de ses revenus pour les donner pour les œuvres de Dieu, et qu’en retour le Seigneur s’en souviendra et le fera prospérer.
- "Hum ! Faut voire, dit-il avec une moue dubitative, ca veut dire que je dois donner 20 euros à la collecte ?"
Ce jour là, il retourne chez lui, déçu, sans avoir donné le moindre centime à la collecte.
Quelques jours plus tard, le client retourne acheter un sandwich a la fameuse boutique et après avoir passé sa commande, s’adresse au marchand :
- Alors, les affaires marchent ?
- Non, répond le vendeur, mais avec ma femme nous avons réfléchi et nous irons dimanche au culte pour y déposer notre dîme.
Ils apportent la dîme, et la glissent dans le panier de la collecte.
À la fin de semaine suivante, retour du client qui lance :
- Alors, les affaires marchent ?
- C’est étonnant, répond son interlocuteur, J’ai fais 400 euro cette semaine ! Je ne sais pas ce qui se passe, mais nous retournerons à l’église, dimanche, pour apporter 40 euros. C’est bien la dîme, n’est-ce pas ?
Ils y vont, donnent et se réjouissent dans le Seigneur.
Et la recette hebdomadaire ne cesse d’augmenter semaine après semaine.
La joie est revenue au foyer. La voiture délabrée a fait place a une auto flambant neuve. De nouveaux meubles, des vêtements chics, des vacances au bord de la mer en famille sont planifiées. La pile de factures à payer a disparu. C’est le bonheur.

Un autre jour, un dimanche précisément, le nouveau riche, se prépare pour aller au culte.
- Voyons, dit-il, 2.000 euros ca fait bien 200 euros de dîme, n’est-ce pas chérie ?
- Il continue, s’adressant a sa femme : 200 euros de dîme, c’est ce que je gagnais il y a quelques semaines à peine ! Ca fait beaucoup d’argent tout de même. Je ne peux pas donner autant ? Je vais en parler au Pasteur tout à l’heure.
En arrivant à l’Assemblée, il va vers le Pasteur et lui fait part de son dilemme.
- Ce n’est pas grave, le rassure le Révérend, je vais faire une prière spéciale pour vous tous de suite. Et sans attendre il commence : "Oh, Seigneur tout puissant, tu vois que ton enfant est dans l’embarras, tu lui a donné de gagner 2000 euros cette semaine et il trouve que de donner 10% c’est bien trop. Fais en sorte que dans les semaines qui viennent, ses revenus diminuent pour qu’il ait moins à donner."
- Stop Pasteur, s’il vous plait, s’écrie le paroissien en ré-ouvrant les yeux : - Pouvez-vous annuler votre prière mon frère, je crois bien que je viens de comprendre la leçon.


8

"La porte du coeur"


Tout en marchant dans les allées d’un parc de la ville, nous échangeons, avec Papy DJO, nos idées sur la nature du cœur de l'homme. Soudain, il s'arrête de parler pour réfléchir, puis il me regarde et commence à me raconter une belle histoire :

Il existe un tableau célèbre de William Hunt.

Lorsqu'il fut exposé pour la première fois à Londres les critiques posèrent une question. C'est un tableau représentant Jésus, l'un des plus beaux. Jésus se tient devant une porte fermée, qui semble close depuis une éternité car l'herbe a poussé contre elle. Personne, semble-t-il, ne l'a ouverte depuis des siècles. Elle a l'air très vieille, défraîchie et Jésus se tient devant elle. Le tableau s'intitule : « Voici, je suis devant la porte. » Il y a un heurtoir sur cette porte, et Jésus à la main posée sur ce heurtoir.

Le tableau est magnifique, mais les critiques cherchent toujours l'erreur : toute leur attention se porte sur ce qui manque. Et effectivement, ils trouvèrent une erreur. Il y a bien un heurtoir à la porte, mais pas de poignée. Ils dirent donc à Hunt : « La porte est parfaite, Jésus aussi, mais vous avez oublié une chose : la porte n'a pas de poignée » Hunt se met à rire et dit : « C'est une porte qui s'ouvre de l'intérieur ! Jésus se tient devant la porte de l'homme, devant son cœur. Elle ne peut pas s'ouvrir de l'extérieur, toute poignée est donc inutile. Il n'y a qu'un heurtoir. La porte du cœur de l’homme ne s’ouvre que de l’intérieur. »


9

"Vouloir enfoncée la porte fermée"

« Est- ce que tu veux que je te raconte une autre anecdote de la vie de Mulah Nasrudin, me demande Papy DJO ? »

« Pourquoi pas ! »

Papy DJO commence alors à me raconter une histoire à dormir debout.

Nasrudin a un gros problème. Chaque nuit, il fait le même rêve qui hante son sommeil. Le matin, il se sent épuisé, et ça dure depuis plusieurs mois. Sa femme, le voyant dans cet état, lui conseille d'aller consulter un spécialiste.
Il va donc chez le psy. Ce dernier l'écoute attentivement raconter ses malheurs et notamment son rêve récurrent :

« Voilà docteur, chaque nuit, je rêve que je suis devant une porte et je la pousse pour passer de l'autre côté, mais elle me résiste. Je me réveille en pleine nuit, angoissé, transpirant, et quand je m'endors à nouveau, je me retrouve toujours devant la même porte, je pousse de toutes mes forces et rien n'y fait, la porte reste fermée. Je vis cela toute la nuit, toutes les nuits. Le matin, je me réveille épuisé. »

Au bout d'une demi-heure, le médecin prend la parole et demande :

 « Dites-moi, Monsieur Nasrudin, est-ce que vous pouvez me dire s’il y a une inscription sur cette porte ? »
« Heu... attendez que je me souvienne ! Dit-il, en fronçant les sourcils. Oh oui ! Oui je revois cette porte. Il est écrit dessus, tirez la porte pour entrer. »

« Alors pourquoi vous vous acharnez à pousser, comme un forcené, au lieu de tirer simplement comme c'est écrit ? »

Et Papy DJO tire la morale de l’histoire :
Si on suit les indications du Seigneur dans sa parole, on peut éviter bien d’inutiles souffrances.


10

"Il boîte...mais il marche"


Un jour, je demande à Papy DJO : « Quand tu es confronté à une personne qui a bénéficié d’une guérison partielle, est-ce que tu te poses des questions pour savoir pourquoi elle n’a pas obtenu une guérison totale ? »

« Mon petit (on a le même âge !), me dit-il, j’ai mon opinion sur ce que tu appelles des guérisons partielles, j'ai mon opinion. Il y a ceux qui voient le verre à moitié vide et ceux qui le voient à moitié plein. Je fais partie de ces derniers. Je préfère compter ce qui existe que ce qui manque. »

Dans un pays Africain, j'ai rencontré un monsieur habillé avec élégance, jeune, souriant, et qui marchait en se tenant le genou droit. Il boitait, mais cela ne semblait guère le gêner. Il se déplaçait assez facilement. Nous avons parlé un moment avant qu'il me dise :
« J’ai trente ans et je suis pasteur d’une église dans la région. J'ai rencontré le Seigneur, il y a une quinzaine d’années lors d’une de vos missions en RCA. Et j'ai aussi été guéri de mon infirmité. Je vois dans vos yeux que vous avez de la peine à me croire, mais c'est vrai. »

« Je suis né infirme et jusqu'à votre réunion en plein air, je marchais sur mes fesses à l'aide de mes mains. Je n'avais jamais marché depuis ma naissance. J'avais quinze ans à l'époque. Les muscles de mes jambes étaient pratiquement inexistants. Après votre prière, un voisin qui m'accompagnait m'a aidé à me mettre debout et j'ai commencé à marcher ! »

« Et je marche toujours. »

Quelqu'un dira : « Mais il boite ? »

Moi, Papy DJO, je préfère dire : « Il marche en boitant...un PEU. »


11

"LA PAROLE DE DIEU EST VIVANTE"


Papy DJO m’a raconté une anecdote au sujet de Mark Twain (Écrivain 1835-1910).

Un jour, le pasteur de la paroisse, invite Mark Twain à venir écouter son dernier sermon.

Ce dernier ne fréquente pas l'église, (c’est un athée notoire), mais accepte tout de même de venir écouter le sermon du pasteur.

Alors que l'auditoire ponctue les envolées du prédicateur par des « Amen » , des « Alléluia » et des applaudissements, Mark Twain reste de marbre, silencieux, immobile.

À la fin de l'office, le pasteur court derrière M.T qui reprend le chemin de son domicile.

« Vous ne m'avez rien dit à propos de mon sermon ! » s’exclame l’homme de Dieu
« Il n'y a rien dans votre discours, répond M.T. J'ai un livre chez moi, et vous l’avez seulement reproduit. »

« Mais c'est faux, s'emballe le pasteur, je n'ai rien copié, ce n'est pas vrai ! »

« Demain je vous envoie mon livre, répond M.T. »

Le lendemain arriva. Le pasteur reçu un gros dictionnaire accompagné d'un mot :
« Vous pourrez y trouver tous vos mots »

Pour un athée, la prédication de la foi est une absurdité, mais pour ceux qui adhèrent à la Parole de Dieu, c’est une source porteuse de vie, de joie, d’abondance et de santé.


12

"LE MOINE et la jeune fille"

Deux moines sortent pour faire des achats. Le monastère est à quelques kilomètres de la ville et ils doivent traverser une rivière avant d'arriver à destination.
À l'allée tout se passe bien, et après avoir fait les emplettes pour le monastère, ils reviennent et doivent traverser à nouveau le cours d'eau.
Avant de rentrer dans l'eau, ils entendent, a quelque distance, une jeune personne qui pleure et se lamente à haute voix. S'approchant d'elle, ils découvrent, une très belle jeune fille qui leur dit : "Aidez-moi à traverser, mes chers frères, je ne sais pas nager, l'eau est monte, et j'habite de l'autre côté. Ma mère est malade et je dois lui apporter les remèdes que je ramène de la ville. Si j'essaye de traverser, je risque de me noyer. Ma mère à besoin de moi."

L'un des deux moines dit à l'autre : "tu sais que c'est interdit pour nous, de parler à une femme et même de la toucher, alors encore moins de la transporter sur notre dos ?"

L'autre, ému de compassion, lui répond : "ne doit-on, à cause de notre règlement, ne rien faire pour cette jeune personne en détresse ?", et n'écoutant que son cœur, il installe la jeune fille sur son dos et traverse la rivière en crue. Il la dépose sur la berge, et reprend son chemin tout joyeux.

Arrivé à quelques mètres de leur destination, le premier dit au second : "je vais te dénoncer à notre hiérarchie, car tu a porté cette jeune femme sur ton dos. Et ça, pour notre ministère c'est interdit par le règlement. 
Le second lui répond avec un large sourire : "Moi je l'ai descendu de mon dos, sur la berge opposée. Toi, tu la portes encore, et tu la porteras encore et encore, mais personne ne le saura car personne ne le verra."

Papy DJO a tiré de sa leçon cette histoire : le premier ne croyait qu'au règlement, mais son cœur était sec et envieux. Le second s'est souvenu des paroles de Jésus : "la miséricorde vaut mieux que les sacrifices." et il a obéi...à Jésus.


13

"La langue des anges"

Lors de ma première mission d'évangélisation en Inde, j'ai vécu, avec mes amis, une expérience particulièrement enrichissante.

J'avais embarqué, avec moi, un interprète et un assistant, et nous commencions la première réunion en plein air. Plusieurs centaines d'Indiens sont venus de tous les coins de la ville pour écouter la parole de l'évangile. Le service commence et, après le moment de louange des paroissiens des églises locales, le pasteur prend la parole et présente l’évangéliste français. Après une prière, j’ouvre ma Bible et je débute la prédication. Traduit en anglais par mon ami et interprété à nouveau en tamoul, la langue locale. La double adaptation cassait le rythme du message, mais il fallait faire avec. Peut-être un quart d’heure plus tard, une dizaine de jeunes gens montent sur l'estrade, nous prennent les micros des mains, et se mettent à haranguer la foule. Ne comprenant pas ce qui se passait, je demande au pasteur de me déchiffrer le véhément bavardage de ces jeunes gens. Il me répond : « Ce sont des étudiants, ils demandent aux gens de ne pas vous écouter car, disent-ils : « Le christianisme est la religion des Occidentaux. »

Ah bon ! Me dis-je, contrarié, on va voir ce qu'on va voir. J'arrache le micro des mains du perturbateur principal sans ménagement, et m'adresse à lui avec véhémence en parlant en langues (la langue de l'esprit) et en prenant l’auditoire à témoin. Je n'ai, bien sûr, rien compris de ce que je hurlais pendant les quelques minutes qu’a duré la « chose » mais les contestataires ont tous quitté l'estrade, avec une mine de chiens battus. Les applaudissements ont fusé de tous les coins de la congrégation et la prédication a repris son cours normalement.

Mon assistant m’a demandé si j'avais compris ce que je disais en hurlant si fort.

« Non, j’ai parlé en langues, mais eux l’ont interprété. »
Je ne sais pas s’ils ont été surpris par l’énergie déployée à parler dans une langue qui n’était pas du français, ou s’ils comprenaient la langue que je parlais. 


14

"Tsunami à Medan"

« Écoute, me dit Papy DJO, cette fois tu auras de la peine à me croire, mais ce que je vais te rapporter est vrai. Tout ce que je te confie est la stricte vérité. Ça m’est arrivé quand j’allais souvent en Asie. »
« Lors de mon second voyage en Indonésie, on m’a invité à faire une campagne d'évangélisation à Medan, la capitale de Sumatra. Sumatra est la sixième plus grande île au monde et elle est habitée par plus de 50 millions d’âmes. C'est le territoire qui a été le plus touché par le Tsunami de décembre 2004. »
Cet endroit paradisiaque est situé sur l'équateur près le la Thaïlande, la Malaisie, et de Singapour.
« J'ai prêché dans un grand auditorium pendant 10 jours, devant des milliers de personnes assoiffées des Paroles de Jésus. Le Seigneur était présent, et manifestait sa puissance en faisant beaucoup de guérisons et de délivrances, et en opérant toutes sortes de miracles. »
Dans cette ambiance et dans un élan de foi consécutif à la guérison spectaculaire des infirmes et des malades, un soir, j’ai lancé à l’auditoire : « Je sais qu’il y a des malades dans vos familles, et aussi parmi vos amis. Et c’est pour cela, qu’ils n'ont pas pu venir, avec vous, écouter l'évangile. Je ne peux pas aller moi-même chez vous tous, et prier pour chacun d’entre eux. Cependant, nous allons vous et moi faire quelque chose en leur faveur. Demain, revenez chacun avec une petite bouteille d'huile. Je prierai sur cette huile au nom de Jésus, et vous irez, après le service, oindre d’huile vos malades au nom du Seigneur en vue de leur guérison. »
Le lendemain, l'estrade était tapissée de bidons pleins d’huile de coprah (noix de coco) de 5, 10 et 25 litres. En guise de bouteilles de soda, ils avaient carrément amené des jerricans. Et chaque jour, le rituel avait lieu. Les gens venaient déposer leurs récipients avant l’office, et les reprenaient en partant.
C'était un petit tsunami. Les vagues de la foi débordaient sur la foule.
Ces jours là, des milliers d’indonésiens de Sumatra ont accepté de changer de vie et de suivre Jésus.
Trois mois plus tard, je recevais une lettre du président du comité de la croisade. Il m’annonçait que 4.000 baptêmes avaient été fait, comme suite à la campagne d'évangélisation. La plupart des nouveaux baptisés, écrit le pasteur, étaient d’anciens musulmans.
Et pour terminer, les responsables locaux ont voulu me remercier d’être venu les aider. Et pour cela ils m’ont ordonné, selon leurs traditions "membre d’honneur de la tribu des Batak" à l'issue d'une cérémonie en présence des élites Batak de la région. J'ai gardé jusqu'à ce jour la couverture tissée à la main dont on m’a recouvert à la fin du rituel.
(La tribu des Batak vit au Nord de Sumatra – une des 7000 iles qui constituent l’Indonésie) 


15

"En cas d'urgence"


          Il est des situations dans la vie qui nous permettent de découvrir en soi une énergie qu'on ne soupçonnerait même pas.
Voici une histoire courte qui peut nous faire réfléchir sur le sujet.
Une petite grenouille est tombée dans l’ornière d’une route en terre. Elle essaye de se dégager de l'endroit ou elle se trouve depuis des heures, mais n'y arrive pas malgré tous ses efforts.
Ses amis viennent pour la secourir, mais sans succès. La nuit tombant, tous les sauveteurs rentrent chez eux, tristes de ne pas avoir pu sauver leur amie la petite grenouille.
Le lendemain, au lever du jour, ils accourent tous de partout, pensant qu'ils allaient la trouver peut-être mal en point, morte de fatigue, ou écrasée par un pneu de voiture. Elle n’est plus dans l’ornière. Ils la cherchent et finissent par la trouver un peu plus loin, sautillant, dansant et de bonne humeur.
- Que s’est-il passé lui demandent-ils ?
- Oh, j’ai entendu un gros camion arriver et j’ai eu la peur de ma vie. Je me suis « secouée » un peu plus que d’habitude et ainsi j’ai pu sortir de mon trou.


16

"Ça sert à quoi de prier"


- Tu vois, me dit Papy DJO, je me demande si parfois c'est utile de prier pour quelqu'un qui demande à Dieu, le beurre et l'argent du beurre ?

Je faisais une mission au Cameroun, dans une ville du centre du pays. Nous avions avec le pasteur de l’endroit, une grande complicité vu que nous avions déjà fait ensemble des missions au Gabon et en Côte d’Ivoire. On s’aime toujours bien.

Le soir, nous avions pris l'habitude de faire un repas léger chez le pasteur, avant le service.

Un soir, une dame forte, très forte, très très forte, nous invite à manger chez elle  avant la réunion. Pour ma part, je décline son offre, prétextant que j’ai habitude de manger  léger avant de prêcher.

Elle insiste disant que c'est juste pour un café au lait avec quelques viennoiseries. Mon collègue me fait signe d’accepter et donc, nous allons chez elle.

L’histoire des viennoiseries c’était de la publicité mensongère, je m’en doutais, car il y avait sur la table de quoi nourrir toute l'église. Le pasteur et moi avons ri de bon cœur en découvrant le tableau.

Bref, je me sers seulement un café avec un croissant. Nôtre hôtesse, s’installe à côté de moi, et me demande : combien mettez-vous de sucres dans votre café, Pasteur? Je réponds : deux morceaux. C'est tout!  dit-elle, moi il m'en faut plus. Et elle plonge quinze gros morceaux de sucre dans son bol. Quelques instants plus tard elle se sert à nouveau un autre grand café au lait en y ajoutant quinze autres sucres. Quelle quantité de sucres ça représentait pour une journée complète.

A la fin du repas, cette brave paroissienne m'a demandé de faire une prière pour qu’elle perde du poids. J'ai intercédé pour elle, mais je l’avoue, avec peu de conviction.

Elle voulait bien perdre beaucoup de poids grâce à ma prière, mais ne voulait pas renoncer à ses cafés hyper-sucrés.


17

"Le Père Regimbal"

« Il m'est arrivé une mésaventure quand je l’ai quitté à Granby où il résidait, pour  rentrer à Montréal. »

Tout d’abord, j'avais pris rendez-vous au téléphone avec son secrétaire. Celui-ci me dit que le Père était fort occupé, mais qu’il me connaissait de nom et souhaitait faire ma connaissance. 

Il m'a reçu très cordialement, prenant des nouvelles du renouveau en France, me demandant de lui parler de mon ministère d’évangéliste, et nous avons prié ensemble à la fin de notre tête a tête.

L'entretien a duré environ trente minutes.
          
Je retourne à Montréal avec ma voiture de location.

Arrivé sur une aire de péage d’autoroute, je ralentis, et un policier en uniforme me fait signe d'immobiliser le véhicule un peu plus loin. Gentiment il attaque la conversation : « Bonjour monsieur, vous allez bien, vous avez bu ce matin ? » 
Surpris, je lui dis que non !

« Non, je vous demande ça parce que vous avez passé le péage précédent à 80 km/h sans vous arrêter. (Heureusement qu'il n'y avait pas de barrière de péage comme en France). Confus,  bredouillant, m’excusant, il m’a laissé repartir en me souhaitant tout bonnement : Bonne route ! »

Je n’avais pas quitté le bureau de Père Regimbal dans ma tête. Je planais dans les nuages. Mais par la suite, j'ai pensé que les anges du protocole de l’homme de Dieu m'avaient accompagné un bout de chemin, par courtoisie. 




18

"Manger du serpent"

(Estomac fragile, s'abstenir de lire ce qui suit)


J'étais à  Brazzaville en tournée d’évangélisation et là, je rencontre deux de mes enfants spirituels. Nous sommes chez eux autour d’une tasse de thé, me dit Papy DJO. Nous bavardons, en nous souvenant du bon vieux temps, et la femme me rappelle comment elle avait rencontré le Seigneur dans un avion entre Bangui et Paris. Je voyageais sur une compagnie où elle était hôtesse de l'air. C’était une musulmane. Elle à rencontré Jésus pendant l'escale de N'Djamena.

J'étais fatigué par la mission que je venais de terminer en RCA, mais elle ne m'a pas lâché tant que je ne lui ai parlé de ce Jésus qui avait fait des guérisons et délivrances à Bangui. Et dans la cabine du DC 10 de sa compagnie, elle est devenue une fille du Seigneur.

L’heure du repas arrive, et son mari me demande :
           - Papy DJO, tu veux manger du serpent ce soir ?
           Surpris, mais toujours prêt pour de nouvelles aventures, je lui réponds : 
           - Pourquoi pas, c’est bon le serpent !

Nous partons au restaurant. Après la salade le serveur nous apporte de belles tranches de Python. Le gout est indéfinissable, mais la viande ressemble à des tranches de thon. C’est bon ! (bof)
                 
Le repas se termine dans la bonne humeur. Nous rentrons. Eux à la maison et moi a l'hôtel.

Environ cinq ans après, le mari (il est converti lui aussi) me dit :
             - Tu te souviens, Papy DJO, quand on avait mangé du serpent ?
             - Oh, Oui, bien sur, et c'était bon !
             - Ma femme à été malade toute la nuit. Moi, j'ai fait des allers incessants aux toilettes jusqu'au matin. C'était la première fois qu'on mangeait du serpent avec ma femme. On a été malades comme des bêtes. Et toi ?
            - Moi non! Mais j'en mangeai pour la première fois moi aussi. J'ai cru que vous aviez l'habitude d'en consommer souvent. Donc, j’ai voulu vous faire plaisir en vous accompagnant au restaurant. Ça me rassurait de penser que vous en aviez l’habitude. C'est, je crois, ce qui m'a sauvé de tous les désagréments que vous avez vécus.

Et Papy DJO de conclure : la naïveté  a parfois du bon pour les adultes.


19

"La Foi en Action"

La foi, ça commence comme une petite graine de sénevé que l’on plante, et ça finit par devenir un arbre de trois mètres de haut. (Marc 4 : 30-31).
C’est ainsi que débute la nouvelle anecdote de Papy DJO.
Il raconte :
- J’étais le Président d’une une association évangélique, et nous avions une imprimerie pour diffuser la Bonne Nouvelle sous forme de brochures, de lettres d’informations sur nos activités.
Un jour, le marchand de papier avec qui l'on travaillait souvent, un vrai chic type, vient me rendre visite. Nous nous installons dans mon bureau et après avoir échangé les banalités d'usage, il me dit qu'il a une affaire à me proposer, réservée à ses meilleurs clients dont nous faisons partie.
- nous avons, me dit-il, un stock de ramettes de papier (21/42) à vous proposer pour un prix imbattable. Lorsqu’il me dit combien, je suis époustouflé.
- très bien, lui dis-je, et la suite, c'est quoi ?
- voilà, il y a 1.000 ramettes en promotion. Je vous les livre au plus tard dans deux semaines, mais il me faut un règlement au comptant, c'est la condition à remplir pour obtenir le marché.
Cette proposition me semblant correcte, je lui réponds : « Bon, je vais consulter mes associés, et si ils sont d’accord, je vous le fais savoir au téléphone, demain, vers midi. »
- D'accord, fait-il, mais pas plus tard, car j'ai d'autres clients qui sont aussi intéressés.
Le lendemain matin, je monte à la chapelle ou mes élèves et collaborateurs se réunissent pour prier avant de commencer la journée. Je leur expose la proposition du marchand de papier, et nous nous mettons à prier pour cela et pour les autres requêtes du jour.
La réunion se termine et je dis a mes amis intercesseurs : " nous n'avons pas l'argent pour faire cette affaire, mais nous avons la foi et le besoin. Je sors une pièce de 5 francs (0,75 centimes d’euro), la pose sur le plancher et déclare
- « Voici la graine de sénevé pour ce projet. Merci, Seigneur d’avoir pourvu pour le départ, le reste viendra sûrement avant deux semaines. »
Quinze jours plus tard, le comptable à fait un chèque (approvisionné) pour régler la facture et aujourd'hui encore, il nous reste du papier.
Le Seigneur m'avait inspiré ce premier acte de foi à poser, et le reste est arrivé comme par miracle. Amen !